Les solutions d’investissement dont le sous-jacent est immobilier comportent un risque de perte en capital. Il s’agit d’un investissement de long terme pour lequel la liquidité peut être limitée, la sortie n’étant possible que s’il existe une contrepartie. Prenez connaissance des risques en cliquant ici.
Fiscalité SCPI : guide
complet et astuces
Découvrez comment sont imposés vos revenus SCPI, les régimes fiscaux applicables et nos recommandations d’experts pour optimiser votre fiscalité. Guide 2025.
Entre revenus potentiels et fiscalité parfois complexe, la SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) séduit autant qu’elle interroge. Comprendre comment vos gains sont imposés, et surtout comment optimiser votre fiscalité, est la clé pour investir en toute sérénité.
Sans faire de conseil fiscal, nous vous proposons un point sur la fiscalité des SCPI en 2025 pour mieux comprendre et pouvoir faire vos choix. Nous ne traiterons ici que le cas de personnes fiscalement domiciliées en France.

Source : envato elements
Ce qu’il faut retenir :
Avertissement : Investir en SCPI comporte un risque de perte en capital. Il s’agit d’un investissement de long terme. La liquidité peut être limitée et le capital et les revenus ne sont pas garantis. La SCPI est soumise à d’autres risques tels que notamment le risque de change, de durabilité et le risque lié à une gestion discrétionnaire. En cas d’investissement en démembrement, le nu-propriétaire renonce à la perception de loyers pendant toute la période du démembrement. Pour prendre connaissance des risques vous pouvez consulter le DIC et la note d’information de la SCPI fournis par les sociétés de gestion.
💡 Bon à savoir : la société de gestion fournit chaque année un Imprimé Fiscal Unique (IFU) qui simplifie la déclaration de vos revenus.
Les rendements ne sont pas garantis
La fiscalité des SCPI repose sur un principe clé : la translucidité fiscale. La SCPI ne paie pas d’impôt en son nom. C’est vous, les associés, qui êtes imposés directement sur votre quote-part des résultats générés par la SCPI, qu’ils soient distribués ou non.
La fiscalité applicable dépend de plusieurs éléments :

Le profil de l’investisseur :
personne physique (particulier) ou personne morale (entreprise, SCI…).
Les pays dans lesquels sont situés les immeubles.
Le mode de détention :
La nature du revenu :
revenu foncier, revenu financier ou plus-value immobilière.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
La fiscalité peut réduire significativement la performance réelle d’un placement en SCPI.
Un rendement brut annoncé à 5% peut tomber à 3,5% ou moins après impôts selon le taux marginal d’imposition.
Les investisseurs à forte fiscalité ont donc intérêt à diversifier leur mode de détention ou à privilégier les SCPI à fiscalité optimisée (européennes ou internationales, en assurance-vie, ou de capitalisation).

Avant de se pencher sur les règles du jeu fiscal, voici les trois catégories de revenus sur lesquels vous serez imposés :
Trois sources, trois logiques, trois traitements fiscaux différents. On pose ici les fondations.
Les revenus fonciers représentent la source principale de revenus imposables pour les investisseurs en SCPI. Ils concernent les loyers encaissés par la société de gestion, puis redistribués aux associés.
Ces revenus sont soumis à des règles fiscales précises qui varient selon le statut juridique de l’investisseur : particulier (personne physique) ou société (personne morale).
Pour les particuliers, les revenus générés par une SCPI sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers.
👉 Fiscalement, ces revenus sont :
intégrés à votre revenu global
imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu,
soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux.
Vous pouvez les déclarer selon deux régimes : le régime micro-foncier et le régime réel.
Ce régime s’applique automatiquement si vos revenus fonciers sont issus de la location d’un appartement “nu” et de vos parts de SCPI, d’une part, et n’excèdent pas 15 000€ par an, d’autre part.
ℹ️ Vous percevez 10 000€ de revenus fonciers de SCPI et de la location d’un logement. Avec le régime micro-foncier, vous n’êtes imposable que sur la base de 7 000€ avec l’abattement forfaitaire. Pour une TMI à 30%, le montant de votre impôt sur vos revenus issus de la SCPI sera de 7 000€ x (30% + 17,2%) = 3 304€. Votre revenu net s’élèvera à 6 696€. Exemple pratique
Ce régime s’applique obligatoirement dès que vos revenus fonciers dépassent 15 000€ par an. Il permet de déduire l’ensemble des charges réelles supportées par la SCPI ou par l’investisseur :
Le résultat net foncier (revenus – charges déductibles) est ensuite soumis au barème progressif de l’IR et aux prélèvements sociaux.
Si le résultat est négatif, un déficit foncier peut être imputé sur le revenu global, dans la limite de 10 700€ par an (hors intérêts d’emprunt), le reste étant reportable sur dix ans.
ℹ️ Vous percevez 10 000€ de revenus fonciers (SCPI et bien possédé en direct) et supportez 4 000€ de frais déductibles. Votre revenu foncier net imposable est de 6 000€. Pour une TMI à 30%, votre impôt sera de 6 000€ x (30%+17,2%) = 2 832€. Votre revenu net sera de 7 168€. Exemple pratique

Source : envato elements
Lorsque une société (SCI, holding, entreprise…) détient des parts de SCPI, la fiscalité dépend de son régime d’imposition.
Impôt sur le revenu (IR) : La fiscalité suit les mêmes règles que pour une personne physique.
Impôt sur les sociétés (IS) : Les revenus perçus sont soumis à l’impôt sur les sociétés, au taux normal en vigueur (25% en 2025), sauf si elle réunit les conditions pour bénéficier du taux réduit (15% en 2025).
La société peut déduire la plupart des charges liées à la détention des parts de SCPI (intérêts, frais de gestion, etc.).
💡 A retenir : Les sociétés à l’IS bénéficient d’une déduction comptable plus large.
Profil d’investisseur
Régime applicable
Taux d’imposition
Avantages principaux
Limites
Personne physique – Micro-foncie
IR + PS (abattement 30 %)
Selon TMI + 17,2 %
Simplicité, automatique
Pas de déduction réelle
Personne physique – Réel
IR + PS (charges réelles)
Selon TMI + 17,2 %
Optimisation si charges élevées
Déclaration plus complexe
Personne morale – SCI à l’IR
IR des associés
Variables selon associés
Transparence fiscale
Pas d’amortissement
Personne morale – SCI à l’IS
IS
25%
Plus-values imposées au taux IS
Les SCPI peuvent générer, en plus des revenus locatifs, des revenus financiers. Ces montants proviennent de la trésorerie temporairement placée par la société de gestion – par exemple sur des comptes à terme ou des produits de trésorerie à court terme – dans l’attente de réinvestir dans l’immobilier.
Bien que secondaires, ces revenus obéissent à des règles fiscales spécifiques, distinctes de celles applicables aux loyers ou aux plus-values immobilières.
Les revenus financiers perçus par une SCPI et reversés à ces associés sont considérés comme des revenus de capitaux mobiliers (RCM).
Ils sont donc soumis à la fiscalité applicable aux placements financiers : le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé “flat tax”, au taux global de 30%.
Ce taux comprend :
Cet impôt est généralement prélevé à la source par la société de gestion avant distribution aux associés.
Il est possible d’opter, sur demande, pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si celui-ci est plus avantageux. Cette option est globale et s’applique à l’ensemble des revenus mobiliers perçus au cours de l’année.
ℹ️ Vous percevez 300€ de revenus financiers via une SCPI. Vous paierez 300 x 30% = 90€ d’impôt au titre du PFU. Exemple pratique

Les sociétés qui perçoivent des revenus financiers issus de SCPI doivent les déclarer en fonction de leur régime fiscal (impôt sur les sociétés ou impôt sur le revenu), sur le même principe que les revenus fonciers.
Les plus-values immobilières réalisées dans le cadre d’un investissement en SCPI sont imposées selon des règles spécifiques, distinctes des revenus fonciers.
Elles concernent deux cas de figure :
Lorsqu’un associé revend ses parts de SCPI avec une plus-value, celle-ci est soumise au régime des plus-values immobilières des particuliers, identique à celui applicable à un bien immobilier détenu en direct.
La plus-value correspond à la différence entre le prix de cession (diminuée des frais de cession)et le prix d’acquisition des parts.
La plus-value nette imposable est soumise à :
soit une taxation globale de 36,2% avant abattements.
Un abattement progressif est appliqué selon la durée de détention des parts :
💡 A retenir : Après 22 ans de détention, la plus-value est totalement exonérée d’impôt sur le revenu, et après 30 ans, elle est également exonérée de prélèvements sociaux.
Les plus-values réalisées lors de la cession de parts de SCPI ou d’immeubles détenus par la société sont considérées comme des produits d’exploitation.
Elles sont donc soumises à l’IS au taux normal de 25% en 2025 (à moins de bénéficier d’un taux réduit).
👉 Contrairement aux particuliers, aucun abattement pour durée de détention ne s’applique.
La SCPI peut procéder à la cession d’actifs immobiliers. Si le prix de vente est supérieur au prix d’achat, la plus-value réalisée est soumise à l’imposition des plus-values immobilières. La plus-value fait l’objet du même mécanisme d’abattement vu ci-dessus.
La déclaration de plus-value et le paiement de l’impôt sont effectués par le notaire de la SCPI. Toutefois, le principe de transparence fiscale de la SCPI fait que ce sont les associés qui sont considérés comme redevables de l’impôt sur la plus-value.
Pour les personnes physiques, c’est toutefois sans incidence : la plus-value est déclarée et payée en leur nom par le notaire lors de la réalisation de la vente.
C’est différent pour les associés qui relèvent de régimes des bénéfices professionnels (BIC, BA, BNC) ou de l’impôt sur les sociétés. Leur quote-part de plus-value leur est versée, ils doivent l’inclure dans leur déclaration de résultat.
Les SCPI dites européennes ou internationales investissent tout ou partie de leur patrimoine dans des immeubles situés hors de France, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique ou encore en Espagne.
Chez Euryale, nous avons fait le choix de l’internationalisation pour nos deux SCPI de santé. Découvrez les ici
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
TRI sur 5 ans ℹ️ Le taux de rentabilité interne (TRI) est le taux annualisé sur une période donnée avec, à l’entrée, le prix de souscription constaté en début d’exercice de la période considérée ; sur la période, les revenus distribués (en tenant compte des dates de perception) et à terme, le dernier prix cédant ou la valeur de retrait constatée.
TRI sur 10 ans ℹ️ Le taux de rentabilité interne (TRI) est le taux annualisé sur une période donnée avec, à l’entrée, le prix de souscription constaté en début d’exercice de la période considérée ; sur la période, les revenus distribués (en tenant compte des dates de perception) et à terme, le dernier prix cédant ou la valeur de retrait constatée.
TRI 2024 ℹ️ Le taux de rentabilité interne (TRI) est le taux annualisé sur une période donnée avec, à l’entrée, le prix de souscription constaté en début d’exercice de la période considérée ; sur la période, les revenus distribués (en tenant compte des dates de perception) et à terme, le dernier prix cédant ou la valeur de retrait constatée.
PGA ℹ️ La performance globale annuelle (PGA) correspond à la somme du taux de distribution de l’année N et la variation du prix public de souscription, entre le 1er janvier de l’année N et le 1er janvier de l’année N+1.
Taux de distribution 2024 ℹ️ Le taux de distribution de la SCPI est la division du dividende brut, avant prélèvement libératoire et autre fiscalité payée par le fonds pour le compte de l’associé par le prix de la part au 1er janvier de la même année.
Prix de la part
Souscription à partir de
*Les distributions sont incluses dans le calcul du TRI
Taux de distribution ℹ️ Le taux de distribution de la SCPI est la division du dividende brut, avant prélèvement libératoire et autre fiscalité payée par le fonds pour le compte de l’associé par le prix de la part au 1er janvier de la même année. cible à 10 ans non garanti
Prix de la part
Souscription à partir de
L’objectif est fondé sur la réalisation d’hypothèses de marché arrêtées par la société de gestion. Il ne constitue en aucun cas une promesse de rendement ou de performance. Données au 13 mai 2025
Ces placements offrent souvent des rendements potentiels bruts plus attractifs et une fiscalité plus douce, grâce aux conventions fiscales internationales signées entre la France et les pays d’investissement.
Toutefois, il est essentiel de comprendre comment ces revenus et plus-values sont imposés pour évaluer leur intérêt réel dans une stratégie patrimoniale.
Investir en SCPI comporte un risque de perte en capital. Il s’agit d’un investissement de long terme pour lequel la liquidité peut être limitée, la sortie n’étant possible que s’il existe une contrepartie à l’achat. Les revenus ne sont pas garantis et dépendront de l’évolution du marché immobilier et du cours des devises.
La SCPI Pierval Santé est soumise à d’autres risques tels que notamment le risque de change, de durabilité et le risque lié à une gestion discrétionnaire.
La SCPI Euryale Horizons Santé est soumise à d’autres risques tels que notamment le risque de change, avec une exposition théorique maximale au risque de change de 50 %, le risque de durabilité et le risque lié à une gestion discrétionnaire.
Ceci est une communication publicitaire. Pour prendre connaissance des risques veuillez consulter le DIC et la note d’information de chaque SCPI, avant de prendre toute décision d’investissement.
Les loyers perçus par une SCPI sur des biens situés à l’étranger sont imposés dans le pays de situation de l’immeuble et l’impôt directement payé par la SCPI.
Pour éviter la double imposition, la France accorde un crédit d’impôt correspondant à l’impôt payé à l’étranger.
👉 Exemple :
Une SCPI qui perçoit des loyers d’un immeuble en Allemagne paie l’impôt sur les sociétés allemand sur ces revenus. L’investisseur français déclare les montants dans sa déclaration de revenus, mais bénéficie d’un crédit d’impôt égal à l’impôt étranger payé.
💡 A retenir : Les SCPI européennes ou internationales sont particulièrement intéressantes pour les épargnants fortement imposés, car elles permettent de percevoir des revenus moins fiscalisés en France tout en diversifiant leur patrimoine.

Source : envato elements
Les plus-values réalisées lors de la cession d’un actif étranger par la SCPI sont imposées dans le pays où se situe le bien.
La fiscalité appliquée dépend donc de la législation locale (par exemple, 26,375% en Allemagne sur les plus-values professionnelles).
En France, ces plus-values n’ouvrent pas droit à un nouvel impôt, mais peuvent être déclarées à titre informatif.
Un crédit d’impôt égal à l’impôt étranger payé est généralement accordé pour neutraliser toute double imposition.
💬 A noter : Les conventions fiscales entre la France et les pays partenaires précisent les modalités exactes d’imposition. Les règles peuvent varier selon le pays (taux, base imposable, crédit d’impôt…).
Au regard de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière), seuls les biens situés en France sont pris en compte. Les parts de SCPI investies dans des actifs immobiliers situés à l’étranger sont exclues de l’assiette de l’IFI. Cela constitue un avantage majeur pour les investisseurs cherchant à diversifier leur patrimoine tout en allégeant leur imposition.
L’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) concerne les personnes physiques dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier de l’année d’imposition.
Contrairement à une idée reçue, même si vous ne possédez pas directement les immeubles, l’administration considère vos parts de SCPI comme de l’immobilier à part entière.
Les SCPI étant des sociétés civiles de placement immobilier, elles détiennent un patrimoine composé d’actifs immobiliers.
Lorsque vous possédez des parts, vous êtes considéré comme détenteur indirect de ce patrimoine à hauteur de la fraction représentative des immeubles détenus en France par la SCPI.
👉 Concrètement :
La société de gestion communique chaque année la quote-part immobilière taxable à l’IFI (exprimée en pourcentage de la valeur de part).
Cette information figure sur votre imprimé fiscal unique (IFU) et doit être reportée sur votre déclaration IFI (n°2042-IFI).
Seule la partie du patrimoine correspondant à des actifs immobiliers (bureaux, commerces, cliniques, logements, etc.) est taxable.
Les autres composantes – comme la trésorerie ou les placements financiers – sont exclues de l’assiette.
💡 A retenir : L’imposition ne porte pas sur la valeur totale de vos parts, mais uniquement sur la fraction immobilière nette. Heureusement, la société de gestion communique chaque année la quote-part exacte à déclarer : inutile de faire vos calculs vous-mêmes.
L’IFI se calcule à partir de la valeur des parts au 1er janvier de l’année d’imposition.
Pour déterminer la valeur nette imposable, vous pouvez déduire les dettes contractées pour l’acquisition des parts (par exemple, un emprunt immobilier).
Exemple :
Un investisseur détient 200 000€ de parts de SCPI dont la part immobilière est de 85%.
→ Montant taxable = 200 000€ x 85% = 170 000€
→ Si un emprunt de 50 000€ a été contracté, la base imposable à l’IFI sera 120 000€.

Source : envato elements
Optimiser sa fiscalité ne signifie pas échapper à l’impôt, mais savoir quand et comment il s’applique. Voici les leviers actionnables à adapter la forme de détention et la typologie de SCPI à votre profil patrimonial et à vos objectifs d’investissements.
Plusieurs leviers permettent de réduire l’impact fiscal immédiat ou de différer la taxation dans le temps, tout en conservant le potentiel de rendement et de diversification.

Les SCPI sont logées dans le contrat d’assurance-vie, géré par l’assureur. Les revenus générés sont capitalisés à l’intérieur du contrat et non imposés chaque année.
La fiscalité ne s’applique qu’au moment d’un rachat partiel ou total.
Avantages fiscaux
💡 A retenir : cette solution permet de différer la fiscalité dans le temps, tout en bénéficiant d’une meilleure liquidité (l’assureur gère les rachats de parts).
Le démembrement de parts de SCPI consiste à séparer la nue-propriété (la détention du capital) et l’usufruit (la perception des revenus).
C’est un mécanisme patrimonial souvent utilisé pour transmettre un capital ou réduire temporairement la fiscalité.
💬A noter : Le démembrement des parts de SCPI est une solution adaptée aux investisseurs à forte fiscalité et/ou cherchant à préparer leur succession tout en optimisant la fiscalité à court terme.

Les SCPI européennes ou internationales permettent d’investir dans des actifs situés à l’étranger, souvent dans des pays où la fiscalité est plus favorable (Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Irlande…).
Points de risques
L’achat de parts de SCPI à crédit permet de déduire les intérêts d’emprunt des revenus fonciers en fonction du régime fiscal retenu, ce qui réduit directement le revenu imposable.

💬 A noter : cette stratégie est pertinente pour des investisseurs cherchant à constituer un patrimoine à crédit tout en lissant leur imposition, et si les conditions de crédit sont favorables, à bénéficier d’un effet de levier.
En cas d’investissement à crédit, nous attirons votre attention sur le remboursement des intérêts d’emprunt des premières échéances en l’absence de revenus, sur le remboursement du capital à l’échéance (si emprunt in fine) en cas de retournement du marché immobilier et sur la déductibilité possible des intérêts d’emprunt des revenus fonciers uniquement en cas de recours à un prêt immobilier ou un prêt affecté à l’acquisition des parts de SCPI. Si le rendement des parts achetées à crédit n’est pas suffisant pour rembourser le crédit, ou en cas de baisse des prix lors de la vente des parts, le souscripteur devra payer la différence.
Derrière un même produit, plusieurs logiques d’investissement existent en fonction du type de SCPI. Ici on s’intéresse aux SCPI qui cherchent à générer un revenu complémentaire potentiel et à celles qui veulent valoriser le capital sur le très long terme. La fiscalité suit la même logique.
Les SCPI de distribution versent régulièrement des revenus potentiels issus des loyers perçus sur leur patrimoine immobilier. Ces revenus sont imposés chaque année.
Les SCPI de capitalisation (ou de plus-value) adoptent une logique inverse : elles ne distribuent pas de revenus, mais réinvestissent les loyers perçus pour faire croître la valeur du patrimoine immobilier (rénovation, nouveaux investissements). Pas de revenus fonciers à déclarer chaque année. La fiscalité ne s’applique qu’au moment de la revente, sous forme de plus-value immobilière.
Chaque année, les investisseurs doivent déclarer les revenus générés par leurs parts de SCPI à l’administration fiscale.
Bonne nouvelle : la société de gestion fait une grande partie du travail en vous transmettant les informations nécessaires. Vous comprendrez ici quand et comment les déclarer correctement selon votre mode de détention.
L’Imprimé Fiscal Unique (IFU) est le document de référence transmis par la société de gestion de la SCPI à ses associés au printemps de chaque année (généralement en mars ou avril).
Il récapitule l’ensemble des revenus reçus, charges déductibles, et informations fiscales nécessaires à votre déclaration.
🔹Le contenu de l’IFU
L’IFU précise notamment :
Le montant des revenus fonciers à reporter sur la déclaration.
Les intérêts d’emprunt déductibles si la SCPI a financé des acquisitions à crédit.
Les revenus financiers éventuels.
Les plus-values réalisées (si cession d’actifs).
La quote-part immobilière taxable à l’IFI.
💡 A retenir : l’IFU simplifie considérablement la déclaration. Il centralise toutes les données fiscales relatives à vos parts de SCPI, quelle que soit la typologie de revenus (fonciers, financiers, plus-values).
📎Astuce : Conservez vos IFU des trois dernières années – ils servent de justificatif en cas de contrôle.
Cette foire aux questions regroupe les interrogations les plus fréquentes des épargnants concernant la fiscalité des SCPI en 2025.
Elle a pour objectif d’apporter des réponses claires et synthétiques aux principales situations rencontrées par les investisseurs.
Les revenus issus des SCPI sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, auquel s’ajoutent 17,2% de prélèvements sociaux.
Le taux global dépend donc de votre taux marginal d’imposition (TMI).
👉 Exemple : pour un contribuable à 30%, le rendement net après impôts avoisine 3% pour un rendement brut de 5%.
Oui, mais pas toujours de la même manière. Les revenus sont considérés comme revenus fonciers dans les deux cas.
Cependant, la SCPI facilite la gestion et la mutualisation des risques, au prix d’une moindre souplesse dans la déduction de certaines charges.
En revanche, la plus-value bénéficie du même régime d’abattement que l’immobilier détenu en direct.
Certaines SCPI fiscales permettent de bénéficier de dispositifs de réduction d’impôt (Pinel, Malraux, Denormandie, déficit foncier).
En dehors de ces produits spécifiques, il est possible d’optimiser la fiscalité grâce à :
💬 A noter : ces solutions visent à adapter la structure de détention, mais ne constituent pas des conseils personnalisés.
Les revenus générés par les SCPI logées dans une assurance-vie ne sont pas imposés chaque année. La fiscalité ne s’applique qu’en cas de rachat total ou partie et selon l’ancienneté du contrat :
Ce mode de détention permet de différer la fiscalité dans le temps.
Oui, les parts de SCPI entrent dans l’assiette de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), à hauteur de la quote-part immobilière français du patrimoine géré.
La société de gestion fournit ce pourcentage dans l’IFU annuel.
En revanche, les SCPI européennes ou internationales investies à l’étranger sont généralement exonérées d’IFI pour les actifs non situés en France.
Oui.
Les revenus sont imposés dans le pays de situation de l’immeuble, puis bénéficient d’un crédit d’impôt en France pour éviter la double imposition.
Le résultat : une fiscalité différente, notamment pour les foyers imposés à un TMI élevé.
Les prélèvements sociaux français (17,2 %) restent cependant applicables.
Non, les frais de souscription (généralement entre 8 % et 12 % du montant investi) ne sont pas déductibles des revenus fonciers.
Ils sont cependant pris en compte dans le calcul de la plus-value lors de la revente, ce qui réduit la base imposable à ce moment-là.
💬 Bon à savoir : La société de gestion Euryale transmet chaque année un IFU détaillé, ainsi que des supports pédagogiques pour accompagner les associés dans leurs démarches fiscales. Ces informations sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil personnalisé.
Sources : Gouvernement, ASPIM, Code général des impôts, pierrepapier.fr
Crédits photos : Envato Elements
Nous découvrir
Investir en scpi
Nos solutions
Vous informer
© 2023 Euryale. Tous droits réservés
Nos solutions
Les solutions d’investissement dont le sous-jacent est immobilier comportent un risque de perte en capital. Il s’agit d’un investissement de long terme pour lequel la liquidité peut être limitée, la sortie n’étant possible que s’il existe une contrepartie à l’achat. Les revenus ne sont pas garantis et dépendront de l’évolution du marché immobilier et du cours des devises.
Montant investi : le montant qu’il est raisonnable d’investir dépend de votre patrimoine personnel, de votre horizon d’investissement et de votre souhait de prendre des risques spécifiques liés à un investissement immobilier.
Durée des placements : il s’agit d’un placement à long terme, la durée minimale de conservation des parts est précisée dans la documentation réglementaire des fonds.
Risque de perte en capital : ces investissements comportent un risque de perte en capital, la valeur de la part de SCPI peut évoluer de manière aléatoire en fonction notamment de l’évolution du marché immobilier, vous pouvez perdre tout ou partie de votre investissement ou devoir revendre à un prix décoté.
Risque de durabilité : les principaux risques en matière de durabilité auxquels sont exposés les investissements immobiliers sont liés aux changements climatiques : risques physiques liés à un événement climatique extrême, risques de transition liés au changement climatique impliquant de nouvelles normes de construction, risques liés à la réglementation environnementale qui conduirait le fonds à engager une dépense directe ou indirecte. Les dépenses induites par la survenance d’un risque en matière de durabilité pourraient, le cas échéant, diminuer les revenus générés par l’investissement et, par conséquent, le rendement.
Risque de change : ces investissements peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés en Europe hors zone euro ainsi qu’aux dollars US et canadien. Ce risque pourrait avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les loyers perçus.
Risque de taux : les fonds pouvant recourir à l’endettement, l’acquisition d’immeuble financé par le recours à au crédit expose le fonds à un risque de variation de taux et donc de majoration du coût de financement.
Risque de liquidité : la sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie à l’achat. Les modalités de retraits ou de cessions de parts étant liées à l’existence ou non d’une contrepartie, la société de gestion ne peut garantir le rachat des parts.
En cas de démembrement , le nue propriétaire et l’usufruitier s’exposent à l’absence de liquidité durant la durée du démembrement.
Absence de garantie : ces investissements ne font pas l’objet d’une garantie, ils ne garantissent pas eux-mêmes la revente des parts, ni le retrait des parts. Les revenus ne sont pas garantis et dépendront de l’évolution du marché immobilier et du cours des devises. La valeur de la part n’est pas garantie, vous pouvez perdre tout ou partie de votre investissement ou devoir revendre à un prix décoté.